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| Crise de l’audio visuel au Sénégal |
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La crise du secteur audiovisuel au Sénégal est déjà inscrite dans le projet d’implantation de la radiodiffusion coloniale française dans le Finistère sénégalais. Elle est par la suite accentuée par la politique sourcilleuse d’information et de communication des administrations qui se sont succédées de Senghor à Abdou Diouf. Placé sous l’autorité directe du Chef de l’Etat, la radiodiffusioncomme la télévision sont alors perçus comme un instrument exclusif auservice du parti-Etat. L’avènement de l’alternance politique au sein del’appareil étatique n’induit aucun changement fondamental dansl’utilisation de la radio et de la télévision comme outilsd’instrumentalisation et de subjugation politique et culturelle.
Ce livre ouvre le dossier de la lente démocratisation du champ de lacommunication sociale et pose la question de la cohabitation de lapresse, du grand capital international et des forces politiquesdominantes dans le contexte d’un pays où la prise de consciencepopulaire n’est pas encore arrivée à maturité. Malgré des velléités derésistance ou discours dominant, les audiences restent encore captivesde stratégies qui n’ont d’autre finalité que e maintenir au pouvoir desforces hégémoniques très peu enclines à lâcher du lest ou à accommoderses concurrents dans la sphère politique. Les aspects internationaux, géostratégiques, financiers et sociaux dela prise de parole par les véritables forces du changement sont passésen revue, cependant que la nécessité de réformer en profondeur cesecteur en crise est examinée à la fois sous l’angle institutionnel,professionnel et légal. L’auteur de ce livre sans faux-fuyants passe au crible la politiqueéditoriale du journal Télévisé et montre à travers une analyse à lafois thématique et discursive à quel point les nouveaux maîtres deslieux ont fait de la télévision un instrument sans partage depropagande permanente au service presque exclusif du parti au pouvoiret de son leader omniprésent sur le petit écran. Cet ouvrage plaidepour une ré-invention d’une programmation radiophonique et télévisuelledavantage tournée vers les exigences de prise de parole par un peupleavide de démocratie dans le développement véritable. Jacques Habib Sy est Professeur en Communications et l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur les communications de masse et les nouvelles technologies de l’information. Il est Directeur de l’organisation régionale africaine Aide Transparence spécialisée dans l’analyse des politiques économiques et sociales en Afrique. |





La crise du secteur audiovisuel au Sénégal est déjà inscrite dans le projet d’implantation de la radiodiffusion coloniale française dans le Finistère sénégalais. Elle est par la suite accentuée par la politique sourcilleuse d’information et de communication des administrations qui se sont succédées de Senghor à Abdou Diouf. 
